رئيس الحزب
علي فوزي رباعين
SECRETARIAT NATIONAL
Alger, le 10 février 2010.
A Monsieur Mohamed Abdou BENABBOU, P.-D.G.,
Directeur de la publication « Le Quotidien d’Oran »,
S/C du Directeur de la Rédaction Centrale,
63, Ave. de l’A.N.P. – ORAN –
Objet : Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Monsieur,
Eu égard aux droits garantis par la Loi aux formations politiques en matière de couverture médiatique, et en vertu des prescriptions de déontologie relatives à l’exercice de la profession journalistique, le Parti « AHD 54 » enregistre avec beaucoup de réprobation l’attitude hostile du « Quotidien d’Oran » à son égard. En effet, force est de constater que malgré l’ouverture du Parti « AHD 54 » aux Mass Media nationaux, votre journal oppose un blackout systèmatique à ses activités.
Vous et moi, savons pertinemment qu’il n’y a pas de presse libre et indépendante en Algérie. A côté de la presse publique, il y a une presse privée, plurielle certes, mais assujettie à différentes Chapelles. Il n’en demeure pas moins que l’Ethique la plus élémentaire condamne le parti pris et l’obédience servile à un régime politique donné. L’objectivité doit rester de mise pour garantir une couverture équitable des activités de TOUS les partis politiques agréés et en prise directe avec les évènements de l’heure.
Le boycott, cet autre mensonge par ommission, est pure désinformation parcequ’il empèche le citoyen d’avoir une perception réelle de la dynamique de la société civile, avec ses acteurs associatifs et ses élèments de contre-pouvoir.
Ceci étant, le « Quotidien d’Oran » demeure à nos yeux un journal respectable, de haut niveau, mais qui gagnerait à s’ouvrir aux formations politiques qui ne font pas dans la complaisance et qui refusent d’être réduites à de simples comités de soutien d’un système liberticide et totalitaire.
Cordialement,
Aïssa BELMEKKI,
Secrétaire National chargé de la
Communication & de l’Information.